À la recherche des canons littéraires féminins

Abstract: (In search of feminine literary canons) This paper explores the person of the narrator in women’s writing; to this end I have analyzed the works of two women writers: Christine de Pizan (XVIth century) and Catherine Cusset (XXIst century). Christine de Pizan is one of the first women to have used the 1st person in her writings fighting for feminine emancipation and the recognition of important feminine figures in mythology and literature. Contradicting Mathéolus in her dialogues with Dame Raison, Droitture and Justice, she evoques such feminine characters as Fredegund, the Amazones, Zenobia, Artemis, Camilla, the virgin Manto etc. Finally, in the third book, where the celestial city is being built, among other saints we can find the portraits of Mary, Mary Magdalene and Saint Catherine. With Catherine Cusset, the narrator uses the 2nd person when recounting the facts in the novel. This second person stems from the author’s grief, from her desire to overcome death and relive some of the experiences she and her hero, Thomas Bulot passed through.

Keywords: person, narration, feminine literature, XVIthcentury, XXIst century.

Résumé : L’objet de cette communication est constitué par la personne de la narration. Dans ce but j’ai analysé les ouvrages de deux femmes écrivains: Christine de Pizan (XVIe siècle) et Catherine Cusset (XXIe siècle). Christine de Pizan est l’une des premières femmes écrivains à utiliser la première personne dans ses écrits, essayant l’émancipation féminine et la mise en évidence de certaines figures de la mythologie et de l’histoire. La femme auteur entreprend la lutte contre Mathéolus et elle évoque dans ses dialogues avec Dame Raison, Droitture et Justice des héroïnes comme Frédégonde, les Amazones, Zénobie, Arthémise, Camille, Cloelia, la vierge Manto. En fin de compte, dans le troisième livre, où l’on construit le règne des Cieux, parmi les portraits achevés, il y a Marie, Marie Magdalène et Sainte Catherine. Chez Catherine Cusset, la narratrice s’adresse à la deuxième personne en même temps qu’elle raconte les faits. Cette deuxième personne est issue de la douleur, du désir de dépasser les limites de la mort et de remémorer le passé qu’elle a en commun avec Thomas Bulot, son héros.

Mots-clés : personne, narration, littérature féminine, XVIe siècle, XXIe siècle.