RENSEIGNEMENT IMPORTANT

La pandémie causée par le virus COVID-19 nous oblige à ajourner l’édition de cette année de notre manifestation scientifique.

Par voie de conséquence, la IXe édition du Colloque International Communication et Culture dans la Romania Européenne (CICCRE), ayant pour thème Mémoire – Oubli, se déroulera du 11 au 12 juin 2021 à l’Université de l’Ouest de Timişoara.

Nous remercions les collègues qui se sont déjà inscrits et nous gardons ouverte et disponible la plate-forme du colloque jusqu’au 1er mai 2021, afin que d’autres collègues puissent s’y inscrire.

Avec le plaisir de nous revoir ou de se connaître à Timişoara en 2021,
Valy CEIA, présidente du CICCRE

La IXe édition du Colloque International
Communication et Culture dans la Romania Européenne (CICCRE)
les 11-12 juin 2021
Université de l’Ouest de Timişoara, Roumanie

Mémoire – oubli


Appel à communications

La IXe édition du Colloque International Communication et culture dans la Romania européenne (CICCRE) se propose d’analyser la modalité où la mémoire individuelle et collective, institutionnalisée ou non, a contribué à la prise de conscience de soi-même de la Romania et, grâce à cela, à l’essor de ses formes civilisationnelles, pérennes et polymorphes. 

Dans sa dimension identitaire, à savoir porteuse et gardeuse de l’idée de latinité, la romanité s’est dès le début manifestée en tant que processus de synthèse où les mémoires culturelles des sociétés y réunies n’ont pas été effacées pour faire lieu à des structures bâties sur un terrain sauvage, mais, au contraire, ces mémoires ont été rassemblées dans un tout unitaire permettant l’actualisation et l’universalisation des expériences civilisationnelles locales et archaïques. L’oubli, en tant que phénomène naturel de dégradation de la mémoire, et la condamnation à l’oubli, en tant que forme institutionnalisée de celle-ci, ont opéré, d’une façon uniquement sélective et marginale, au niveau de la romanisation aussi –  cette synthèse d’exception -,  mais ce fut bien individuellement et par l’intermédiaire de ce qu’on appelle damnatio memoriae.

La mémoire de la Romania s’est manifestée et cristallisée dans des formules multiples qui couvrent tout le corpus conceptuel de cette structure civilisationnelle. On y décèle, à titre d’exemple, les langues et les littératures, ces archives vivantes, fonctionnant comme des mémoires d’un organisme actif. Nombre d’échantillons terminologiques et sémantiques, repérables dans les langues de substrat, sont identifiables dans le latin ; ceux-ci ont enrichi le bagage génétique de cet idiome, parlé globalement à cette époque-là. Les langues néolatines sont, sans exception, des témoins vivants du latin, manifestés dans des contextes précisément définis autant par l’héritage prélatin que par l’histoire méandreuse des contacts communicatifs ultérieurs. Le phénomène même de relatinisation de ces langues représente un appel nécessaire à la mémoire linguistique et culturelle afin d’évoluer vers la modernité. À leur tour, les littératures issues de l’espace patrimonial immatériel de la Romania – à savoir la littérature latine classique ou bien ses expressions ultérieures : postclassique, médiévale, modernes et contemporaines, toutes facilitées par les langues néolatines -, mettent en valeur, à la fois, la diversité et l’unité de cette mémoire civilisationnelle unitaire ; grâce à cela, elles arrivent à être mutuellement traductibles jusqu’au point de leur complète solidarisation spirituelle.

Les arts, la science, la philosophie, l’histoire - l’expression la plus visible de la mémoire institutionnalisée – ont, tous, la vocation d’archives où on dépose des connaissances et des expériences culturelles obtenues par synthèse et continuées par ouverture. L’une des entreprises provocatrices de l’esprit humain serait sans doute de découvrir les stratifications mémorielles et l’enjeu des jeux de l’oubli, cachés dans chacun de ces registres civilisationnels. Les rapports entre la mémoire et l’imagination, entre la mémoire personnelle et collective, puis la relation lisse de la mémoire avec l’oubli ou, au contraire, avec les « abus » de la mémoire, dont Paul Ricœur parle magistralement, ouvrent d’autres chemins vers la configuration de cet univers.   

Le jury scientifique et le comité d’organisation du colloque invitent tous ceux qui sont intéressés – enseignants, chercheurs, doctorants – à partager leurs expériences issues des chantiers de recherche historiques, philologiques dans la IXe édition du colloque CICCRE, et ils sont invités à proposer des communications dans l’une des sections du colloque : langue et littérature latines ; langue et littérature roumaines ; le roumain - langue étrangère (RLE) ; langue et littérature françaises ; langue et littérature italiennes ; langue et littérature espagnoles ; langue et littérature portugaises ; didactique des langues romanes ; histoire et théologie ; musique et théâtre ; beaux-arts ; bibliothéconomie.

Calendrier du colloque

  • la IXeédition du CICCRE aura lieu les 11-12 juin 2021 à l’Université de l’Ouest de Timișoara, 4 Bd. Vasile Pârvan, Timişoara.
  • le 1er mai 2021 : date-butoir pour la soumission des propositions en ligne (voir le bulletin d’inscription à remplir, disponible en ligne sur le site du colloque ciccre.uvt.ro/fr/ciccre/fisa-de-inscriere.
  • le 15 mai 2021 : notification d’acceptation aux auteurs.
  • le 15 novembre 2021 : date-butoir pour l’envoi des articles aux courriels électroniques du colloque (ciccre@e-uvt.ro) et de la présidente du colloque (valy.ceia@e-uvt.ro).
  • le 10 juin 2022 : parution de la Quaestiones Romanicae IX, qui réunit les actes de la IXe édition du CICCRE.